Halte aux gros mots : Sidi Bou Z**



Franchement c'est trop, ces derniers temps les gens n’hésitent plus à user de termes grossiers comme "Sidi Bou Z**", je n'ose même pas finir le mot, c'est trop vulgaire. Et pourtant il est là partout où tu vas, sur les télés étrangères, sur le net, Facebook, tn-blogs (qu'on vient d'assassiner sur la place publique il y a quelques minutes RIP ), ... Mais heureusement que l'Agence Américaine de l'Internet est très vigilante, chaque fois qu'il y a ce mot qui fait scandale un peu partout sur la toile, elle intervient courageusement et méthodiquement avec son énorme paire de ciseau tactile pour éradiquer le Mal à l'origine. Eh oui on ne joue pas avec les valeurs de la société, les gros mots en Tunisie ça n'a jamais existé et ce n'est pas maintenant qu'on va commencer à les tolérer, non jamais, pas avec les States aux commandes du monde et de l'Internet. En plus Sidi Bou Z** est plus qu'un gros mot, c’est carrément un sujet tabou en Tunisie, la preuve: vous voulez vous faire censurer ? vous voulez vous débarrasser de votre blog, page Facebook ou autre parce qu'il monopolise tout votre temps et que vous en avez marre ? Eh bien dites Sidi Bou Z**, je vous assure l'effet est garanti, immédiat, les américains sont des pros attention ! Ils sont toujours là aux aguets (parce qu'ils aiment la Tunisie et s'en occupent pour son bien ) prêts à l'attaque. 

Sidi Bou, il a suffit d'une étincelle pour que toute une ville s'embrase, pour que les tunisiens persécutés allument un énorme feu dont les flammes ont su gagner tous les coeurs, les brûler de l'intérieur, les pousser à sortir de ce grand corps malade, à crier leur désespoir, à hurler leur droit à la vie, à la dignité, à la liberté, à l'égalité ! Il a suffit d'un moment d'extrême désespoir, de folie, de dégoût inouï, pour que les tunisiens de toutes part se lèvent, se soulèvent, clament d'une même voix, tous à la fois, une seule et unique loi : JUSTICE ! 

Sidi Bou Z**, Manzel Bou Z****, un Gaza à nous tunisien de père et de mère, tunisien mais étranger, isolé, renié par son propre pays, abandonné à la pauvreté, au désespoir, à l'oubli, à la mort ! Je suis dégoûtée, j'en ai marre d'entendre souffrir ces "gros mots", j'en ai marre qu'on nous prenne pour des sots, j'en ai ras le bol de ces hypocrites, de ces menteurs, de tous les traîtres, de tous les imposteurs ! Mais j'en ai marre surtout de faire des statistiques sur l'emploi, des enquêtes sur le chômage, des rapports sur les difficultés d'insertion des jeunes, sur l'inefficacité de tel ou tel programme d'emploi, sur la nouvelle méthode de calcul du taux de chômage, j'en ai marre de rédiger des notes, produire des documents pour qu'un homme en costard cravate puisse placer un mot lors d'une réunion, des documents qui serviront soi-disant à la prise de décision, tu parles ! Notre système en lui-même se trouve dans une impasse, la structure économique actuelle du pays ne permet pas d'absorber tous ces flux de diplômés du supérieur, alors comment faire ? A quoi me servent mes statistiques si elles sont incapables de sauver un jeune homme de 26 ans de lui-même ? De la mort, du désespoir ? A quoi me servent ces rapports si je suis incapable d'appeler quelqu'un et de lui dire viens je t'ai trouvé un emploi ! A quoi me servent ces réunions, cet argent dépensé pour des enquêtes et tout ce temps, si à la fin on se contente "d'analyser la situation" ? Tout cela est bel et bien important j'en suis consciente, mais ce n'est pas suffisant ! Je veux du concret, je veux sauver des vies, je veux voir une lueur d'espoir quelque part dans l'immensité de l'infini ! 

Je veux surtout qu'on arrête de nous prendre pour des moins que rien, qu'on nous lâche avec cette énorme paire de ciseau qui s'est déchaînée comme un fou furieux sur nous, j'en ai marre de voir tous les sites censurés, toutes les pages qui montrent la vérité assassinées, enlevées, j'en ai marre d'allumer la télé pour ne rien trouver que des programmes stériles comme à l'accoutumée, rien pour dénoncer les évènements de la journée, ou de trouver un libre menteur pointer son détestable visage plein d'hypocrisie, réciter sa leçon qu'il a apprise par coeur, vendre son âme au diable ! J'en ai marre de voir le monde se moquer de nous, de voir ces gens ignorer leurs frères, ce peuple dont ils sont responsables à la vie à la mort ! J'en ai marre de vouloir parler et m'autocensurer car je ne veux pas perdre mon libre accès à ma ... Désenchantée, j'en ai marre d'avoir marre ! J'en ai marre ! 

Désenchantée .. 1 an d'enchantement




Désenchantée souffle sa première bougie aujourd'hui ou peut être hier, je ne me rappelle plus de la date exacte, mais je me rappelle très bien de la raison qui m'a poussée à ouvrir un blog, à mettre au monde mon premier bébé, je l'ai baptisé "Désenchantée", inspirée que j'étais par la chanson de Mylène Farmer, inspirée surtout par mes désillusions enchaînées... L'histoire commence ici, sur un forum qui m'a marquée pendant une période de ma vie, et comme j'avais décidé de le quitter pour de bon, je me suis dit que j'ai besoin d'un espace où m'exprimer, je savais que j'avais encore, que j'aurais toujours à dire et à redire, alors ce blog, il fallait l'ouvrir. Avant je ne connaissais presque rien de la blogosphère tunisienne ou autre, mais il y avait cet  ami que j'ai connu aussi sur le dit forum, c'est lui qui m'a encouragée à sauter le pas, et j'ai fini par céder à la tentation d'autant plus que d'une certaine façon, je n'aimais pas l'idée d'être un peu dépassée par les évènements, par la technologie, je voulais faire l'expérience, ouvrir un blog, voir de moi-même et je l'ai fait...

Mon premier article s'intitule J'ai honte!, aujourd'hui, un an après j'ai toujours aussi honte, honte surtout de m'être éloignée peu à peu de la Cause, vous savez, la Palestine, cette terre abandonnée quelque part au Moyen-Orient, cette belle volée et violée trente-six mille fois par jour, tous les jours de l'an, au vu et au su de tout le monde, de tous les lâches, ... moi y compris, vous aussi, nous sommes tous responsables chacun à son niveau, chacun à sa façon, ne serait-ce que dans une infime proportion ... 

En parcourant l'archive de mon blog, je trouve que je n'étais pas très "bavarde" cette année là, écrire des articles c'est nouveau pour moi, je me souviens bien de m'être efforcée tant de fois à écrire, alors que je n'en avais pas la moindre envie, parce que finalement je suis une paresseuse de première classe, la version féminine d'Oblomov ( rassurez-vous, c'est un personnage que je n'aurais jamais "connu" si ma mère n'était pas prof de français), donc même si pas mal de fois je voulais parler d'un sujet, ma paresse m'en empêchait ou disons la fatigue car en 2010 ma vie a changé, désormais je travaille 6jours/7, je fais la navette ... j'en ai parlé ici Renaître de mes cendres et tant de fois encore.

En bonne statisticienne, je ne peux pas m'empêcher de faire une petite analyse de mon parcours, et ce faisant j'observe qu'entre décembre 2009 et août 2010, j'ai écrit en moyenne deux articles par mois, hormis le mois de mai, qui se distingue par 7 articles, dont l'un témoigne de ma souffrance durant cette période là: Je voudrais mourir jeune. Cette montée de production montre que j'en avais trop sur le coeur ce mois-ci et que d'une certaine manière, écrire m'a un peu soulagée. Vient ensuite la période septembre-décembre 2010, j'ai commencé à vraiment me dévoiler, à parler de choses personnelles, intimes, à me mettre à nu devant tout le monde, à ne rien cacher de mes pensées, de mes sentiments, à me livrer à tous ceux qui sur ma porte s'attarderont. Certains me connaissent de vue, d'autres sont des amis que je n'ai jamais rencontrés, ou que j'ai perdus au fil des années, d'autres encore ne me connaissent ni d’Ève ni d’Adam,  mais ils me sont devenus si chers, car en fin de parcours j'ai fait de nouvelles connaissances, de jolies rencontres, mon âme errante a trouvé de la compagnie ici, dans ce monde virtuel un peu froid, j'ai pu goutter au plaisir du contact humain, cette chaleur qui se dégage à travers un petit mot, un commentaire, n'importe quoi ! Alors je suis bien heureuse et enchantée de faire votre connaissance mes chers nouveaux amis, je suis reconnaissante de la fidélité de mes bons vieux amis, ceux que j'ai connus sur un forum et qui sont pourtant encore là, ceux que j'ai connus sur les bancs du lycée et qui me lisent et m'encouragent à trente-six mille lieux d'ici, au Canada, je ne veux pas citer de noms, il y en a tellement, et je vous l'ai dit, je suis paresseuse, et puis on n'est pas à la cérémonie de remise des Oscars non ? 

Ecrire ! Pourquoi écrire ? Une question à laquelle j'ai essayé de répondre depuis longtemps et en voici la réponse : j'écris parce que j'apprécie ce qui en résulte finalement, j'essaie d'écrire avec la rime et j'aime bien me lire, même si je ne suis presque jamais satisfaite du résultat étant perfectionniste et ayant l'esprit très (trop) critique. Donc si j'écris c'est d'abord pour mon propre plaisir, ensuite celui de ma mère trop fière de sa fille, j'aime bien lui faire la lecture, quand elle m'arrête pour me corriger parfois telle une petite fille, mon enfance retrouvée pardi ! Et puis j'écris pour vous mes chers lecteurs et amis, pour avoir le plaisir de vous savoir à " l'écoute", de savoir que mes efforts peuvent servir à quelque chose, que mes messages ne sont pas tombés dans l'oreille d'un sourd. J'écris car je suis une passionnée de lecture et qu'un beau jour je me suis dit : pourquoi pas moi ? Pourquoi ne pas écrire un livre moi aussi ? C'est mon ultime souhait, un rêve qui me berce depuis des années, alors ce blog je le vois comme une énorme opportunité offerte par la magie de la technologie, je peux donc m'exercer à écrire, à m'aventurer dans cet échange avec l'autre, le fait d'écrire ses pensées, ses malheurs, ses plaisirs, ses envies, ses sourires, le fait de les étaler au grand jour, sur une page à laquelle n'importe qui se trouvant n'importe où peut accéder, n'est-ce pas génial, séduisant, excitant ?! 

Oh j'ai trop parlé, je me suis emportée ( comme d'habitude) et j'ai oublié dans la foulée de vous remercier pour votre fidélité, pour ne m'avoir jamais manqué de respect, je n'ai jamais eu à supprimer un commentaire, ou à verser une larme à cause de .. bref c'est que du bonheur comme on dit. Un ami m'a dernièrement conseillée d'être plus discrète et de ne pas me livrer  autant sur le blog, mais je lui ai dit que je ne pourrais pas lui promettre d'essayer .. d'essayer de changer, car jusque là je fais les choses en mon âme et conscience, je suis obligée de parler de "moi" car c’est la personne que je connais le mieux et dont je possède les droits d'auteur :D Bien évidemment vous êtes loin de cerner le plus profond de mon âme, il y a des choses qu'on ne partage qu'avec soi-même, il y a des choses qu'on ne peut même pas s'avouer à soi-même, il y a des souvenirs qu'on aimerait enterrer à jamais, les oublier, chacun ses petits secrets, j'ai les miens moi aussi, et je n'en dirais jamais plus qu'il n'en faut.

Bon à tous les courageux (kamikazes) qui sont encore à l’écoute, bravo ! Je n'aime pas tout ce qui est conventionnel .. mais le premier anniversaire ça se fête, ( la prochaine année je trouverai bien un autre prétexte inchAllah hahaha) c'était l'occasion pour moi de m'expliquer en quelque sorte, écrire est devenu pour moi un besoin vital, je ressens désormais plus de plaisir à écrire qu'à lire , je ne sais pas si c'est bon ou mauvais, mais pour le moment je me contente de le faire sans trop me poser de questions, voilà. 

Finalement si j'aurais à choisir L'article de l'année 2010, mon plus grand coup de coeur c'est .. Coup de coeur à Gaza, à la Palestine, Désenchantée ne va pas souffler sa première bougie comme elle l'a dit au début, car finalement son anniversaire coïncide avec le jour le plus sombre de l'Histoire de la Palestine, le 27 décembre 2008 début du génocide de Gaza avec plus de 200 morts en une seule journée ! Alors ma bougie, je la garde précieusement  pour toi Palestine, pour toi Gaza, ma bougie est là dans mon coeur qui survivra, sa flamme dansera  la danse du vainqueur et jamais ne s'éteindra!



Zapping



 
Tunis happyland sat

Hier au petit matin alors que je pressais le pas vers mon bureau, j'ai vu un phénomène tout à fait "banal", "naturel", "ordinaire" mais qui m'a laissée perplexe, qui m'a poussé a réfléchir : j'ai vu cette détestable camionnette ou camion ou whatever qui s'apprêtait à kidnapper une voiture stationnée là où il ne fallait pas. Et je me suis posée la question : l'argent perçu par la municipalité, cette amende qu'ils se payent sur le dos des citoyens est-elle halal ? Oui ou non ? De point de vue religion, islam, j'aimerais bien le savoir ! Est-il halal de prendre de l'argent de chez monsieur X parce qu'il a garé sa voiture dans un endroit interdit de stationnement, parce que probablement et à 90% il n'a pas trouvé où la placer ? Ethiquement parlant ce ne serait pas de l'injustice pure et dure ? Pourquoi sanctionner les gens alors que vous ne leur donnez pas d'autres alternatives ? Pourquoi vous étouffez, vous sucez le sang du peuple tel un vampire ? Pourquoi Etat tu ne veux pas nous lâcher avec tes états-d'âme ? Où va l'argent du peuple ? Où vont ces milliers de 30D volées (et j'insiste sur le mot volées) à des milliers de pauvres citoyens ? 

Zitouna Aflem

J'ai entendu une personne jusque là anonyme mais devenue célèbre grâce à la demande singulière qu'elle a faite, celle de baisser le son de l'appel à la prière qui parait-il, dérange les citoyens. Cette demande aussi aberrante soit-elle n'est pas un cas isolé, en effet un autre con-cas qui ferait mieux de s'occuper de sa santé mentale plutôt que des "affaires religieuses" a fait mieux : il a considéré le volume élevé de l'appel à la prière comme étant de la "pollution sonore", alors une minute svp, pincez -moi, je crois que je rêve ! La pollution sonore, tu veux vraiment qu'on en parle ? Ok laisse moi te parler de la m**** sonore, la vraie, celle des klaxons endiablés, celle des gros mots, des injures, des blasphèmes que j'entends tous les jours dans la rue, le crissement sinistre du métro, les louagistes qui n'arrêtent pas de hurler leurs destinations à longueur de journée juste dans mon oreille quand je passe près d'eux, la pollution sonore c'est dans la télé de m**** avec vos chansons à deux balles et vos pseudos artistes folkloriques qui hantent nos foyers (quand on est assez con pour se connecter à la planète Tuniwood), la pollution sonore c'est le vrombissement des moteurs, celui des bus jaune canari ennemi public numéro 1 de tous les tunisiens qui ont eu le malheur d'y poser les pieds et même ceux qui comme moi ne font que marcher dans la rue eh ben cette pollution sonore les atteint au plus profond de leurs têtes ! La pollution sonore c'est l'aboiement des chiens tous les jours à 20h du soir qui font d'un désastre, d'une tragédie humaine, un conte de fée où le bourreau est victimisé, le crime est excusé et le martyr est dénoncé comme ayant commis un acte extrémiste et aberrant, bénéficiant pourtant des soins généreux de sa plus haute majesté ! La pollution sonore mesdames et mes cons, c'est vos aboiements déguisés à l'encontre de l'islam, alors la prochaine fois fermez là quand vous parlez !

FB Sat

J'ai vu une confrontation qu'on peut classer dans le tragicomique entre Psycho M et Sawsan Maalej dans le cadre d'un tribunal déguisé en une conférence de presse. Madame Maalej espérait avoir des excuses de Psycho M pour le mal qu'il lui a causé par son dernier opus "Manipulation 2011". Elle était vraiment hors d'elle même, elle disait qu'à cause de sa chanson elle a reçu des menaces de mort, les gens la regardent de travers, on la traite de p*te, on l'harcèle au téléphone.. et elle a fini par: "je suis une femme, une mère, mon mari est très connu dans le milieu culturel, j'ai des oncles, j'ai une famille, ..." ok une question chérie elle était-où ta famille quand tu as débité ton énorme grossièreté sur Nessma tv (ne9ma pour les intimes) ? Elle était où ta famille, tes oncles, ton mari quand tu as atteint l'abîme des abysses de la vulgarité dans une émission télévisée ? Et en pensant à ta propre famille, pourquoi tu n'as pas pensé à ces centaines de milliers de familles qui te regardent débiter tes obscénités sans préavis ? Pourquoi tu n'as pas respecté La Famille en tant qu'entité cruciale  et sacrée dans la société ? Je ne sais pas comment ça se passe chez vous, mais chez nous on regarde généralement la télé en famille, alors arrête de pleurnicher, arrête de menacer Mohammed car tout le mal que tu subis maintenant tu en es la seule responsable, la prochaine fois assume mieux tes choix et lâche ton petit frère, tu ne peux rien contre lui, je te jure sur la tête de Faouez :)

JSC Moubacher

Hier soir quand je pressais le pas vers la gare routière j'ai entendu une horrible détonation, je ne sais pas si c'est un pneu qui a éclaté, ou quoi au juste, mais je me suis immédiatement rappelée de mes frères palestiniens à Gaza, à Hayfa, à Jérusalem, partout dans cette terre sainte, bénite mais ô combien souillée par ses ravisseurs, je me suis rappelée de ces enfants qui vont à l'école le cœur battant à tout rompre effrayés de ces charognards qui survolent  leurs têtes et entachent leur triste ciel gris-noir, j'ai pensé au quotidien des palestiniens habitués bon gré, mal gré au rugissement des F16, au vrombissement des tanks, au bruit assourdissant des bulldozers détruisant leurs maisons, des missiles détruisant leurs vies et autres "nuisances sonores" ! ça c'est de la "pollution sonore", je vais appeler notre con national afin qu'il condamne ces actes terroristes et je suis sûre que tous les chefs d'État Justiciers de la Planète à commencer par Obama, exprimeront leur inquiétude et se diront concernés voire préoccupés par les barbaries sonores commises par l'État sioniste à l'encontre d'une population dépourvue de tout moyen de défense, autrement dit du bouton "mute" qui ne fonctionne pas dans sa télécommande mais qui fonctionne à merveille dans tous les pays arabes !

Ne9ma tv

Madame Burlesque à la tenue cauchemardesque vous crie de ne pas lâcher la télécommande parce  qu'on ou "parce con"  revient, pour une fois elle ne ment pas, il a vraiment une tête de con ce Faouez, Mme Maalej n'en a fait qu'une bouchée ! Je disais donc que Mme Burlesque vous hurle de lâcher la télécommande parce que vous êtes supposés rester scotchés à votre écran et subir leur numéro de cirque abrutissant, eh ben un conseil : dénoncez là  à l'abruti des affaires religieuses, la "pollution sonore" c'est sa spécialité !

OuFF


28 ans de solitude



A 28 ans ma solitude m'a frappée de plein fouet, elle m'a fait face, me lançant des regards plein de défi, me figeant sur place. Comment me dégager ? Comment lui échapper, par où m'en aller ?  J'essaie de l'ignorer, mais elle est là, qui se moque de moi, elle me tient d'une main de fer, elle me fait mal au corps et au coeur. Elle me tient cette fois c'est sûr, elle me tient, mon Dieu que c'est dur ! Je ne l'ai pas vue venir, elle était juste là, elle s'est déversée en moi l'espace d'un soupir. Elle m'habite désormais dans chaque souffle, dans chaque pensée, dans chaque faux sourire,... Elle me rappelle qu'elle est là qui me guette, comment s'enfuir ?


Ma solitude m'a frappée de plein fouet dimanche dernier, 28 ans d'existence sur Terre se sont concentrées, m'ont écrasée, par une triste nuit d'hiver. Il est loin le temps où on m'enviait d'avoir une soeur jumelle qui me tenait compagnie sur les bancs de l'école, du lycée, partout où je vais, il est révolu le temps où je passais des heures à parler avec mes soeurs durant les nuits chaudes d'été, il est déchu le temps, parti en fumée, celui où j'étais entourée d'une bande de copains et qu'on rigolait à propos de tout et de rien, à propos d'une banalité ! Il n'est plus le temps où je ne connaissais de la solitude que la chanson de Laura Paousini que je fredonnais, La Solitudine! Aujourd'hui j'ai deux fois 14 ans, 14 fois deux ans, 4 fois sept ans, sept  fois 4 ans! Alors j'aimerais bien savoir : quand, pourquoi et comment ?


Quand est-ce que j'ai cessé d'être une enfant ?


Pourquoi on ne m'a pas dit que le temps passe en un clin d'oeil ? Pourquoi alors ne pas commencer à préparer mon cercueil ? 


Comment se fait-il que je n'ai pas vu le temps passer ? Comment a-t-il fait pour me voler mes jeunes années, pour me désenchanter, pour faire de moi cette adulte lasse et désolée, cette entité à laquelle je ne m'étais pas encore préparée ? 


Hier encore j'avais 20 ans, j'avais 10 ans, hier encore je ne faisais que 2Kg300 ! Adolescente je pensais que je voulais me marier à l'âge de trente ans, puis je me disais non c’est trop, plutôt 28 ans, je n'avais pas la moindre idée alors de la réalité des choses, du fait que 8 ans après le 20 c'est beaucoup trop de temps! On a besoin d'un compagnon, les amis, cela ne dure pas longtemps, la famille cela diminue au cours du temps, l'été 2008 j'ai vécu deux mariages et un enterrement, j'ai perdu ma grand-mère la dernière survivante, mes soeurs qui se sont mariées, ma petite soeur qui vers son avenir s'en est allée, et moi alors ? Moi, j'ai goutté à la solitude la vraie pour la première fois il y a deux ans, mais ce soir, tous les soirs depuis dimanche dernier, la solitude a refait surface, elle a rassemblé toutes ses forces puis elle est revenue me faire face, et depuis elle ne fait que me torturer, je m'enlise dans les dunes du passé, je pleure le bon vieux temps, je pleure ces bras qui ne sont pas là pour m'accueillir, pour me serrer tout contre eux, pour m'engloutir, je n'ai que mon lit pour me blottir, me recroqueviller sur le peu qui reste de moi et pleurer amèrement cette présence absente qui ne viendra pas me consoler, cette âme soeur qui tarde à venir me chercher, cette soeur dont j'ai besoin et qui est si loin, je pleure un homme, une femme, un ami, un être humain, quelqu'un qui tiendrait ma main, juste le temps qu'on vienne me chercher enfin, juste le temps de quelques pas sur ce long, très long chemin ! 


Tout est chaos
A côté
Tous mes idéaux : des mots Abimés...
Je cherche une âme, qui
Pourra m'aider
Je suis
D'une géneration désenchantée, désenchantée
_ Mylène Farmer


Mon coeur est au pays des merveilles (ép9)


Médina Arabie Saoudite le  25/03/2010

Je me réveille avec des images plein la tête, je revois les évènements de la veille quand je suis allée visiter le prophète sws une dernière fois. Je revois le groupe des arabes qui ne voulait pas attendre, ces agents de la mosquée qui criaient désespérément dans leurs haut-parleurs, qui suppliaient les "arabes" d'attendre leur tour, qui essayaient de nous distraire par des leçons sur le prophète et les règles de la bienséance, les prières qu'on peut dire en entrant à la Rawtha. Et pourtant, malgré les efforts de ces bonnes femmes, de ces filles parlant dans un accent saoudien si proche de l'arabe littéraire, un accent que j'ai adoré, les arabes n'ont pas respecté l'ordre (quoi de plus normal ?), les turques et les indonésiennes étaient encore à l'intérieur et pourtant le groupe des arabes est parti à l'assaut, toute une vague de femmes impatientées, affolées, fatiguées, je dirais même folles a envahi les lieux. Les pauvres indonésiennes petites de taille et chétives étaient prises au piège, leurs visages exprimaient une réelle inquiétude et une peur d'être écrasées. J'ai dû avancer moi aussi finalement, cela ne me servait plus à rien de m'asseoir sagement et d'attendre, il fallait entrer , c'est maintenant ou jamais... Ma tante ! Elle n'aurait pas survécu à une telle nuit !

Je me revois sortir, laisser mon cœur et partir, mais cette fois  en me demandant avec amertume si Dieu le Tout-Puissant me ferait l'énorme cadeau de revenir, de fouler cette terre sainte encore une fois, de m'approcher de cet homme, le meilleur qui soit et qui sera à jamais ! La voix de ma tante m'a tirée de mes rêveries matinales, une journée bien chargée m'attendait, il fallait "terminer" les courses, plier les bagages, se préparer pour un nouveau "décollage", ce soir nous allions quitter la Médina en direction de la Mecque.

Je suis allée le matin faire de nouveaux achats dans cette boutique dont je suis devenue une cliente invétérée, avec ce commerçant plein de charme et de bonté. Puis de retour dans la chambre d'hôtel j'ai senti une telle mélancolie, une telle tristesse, celles qu'on ressente à chaque fois qu'on se prépare à quitter un endroit auquel on s'est attaché, un endroit où on a formé de nouvelles connaissances qui ont  su nous séduire  par tant de courtoisie et de sincérité, ces gens qui nous ont réservés un accueil chaleureux, ces visages devenus  désormais familiers parmi tant d'autres étrangers , qui se comptent par milliers à se diriger tous les jours vers cette Mosquée resplendissante de charme et de beauté. Cette Mosquée immense, où j'ai  eu le privilège de prier à côté d'une gigantesque mosaïque d' êtres humains aux races, aux couleurs, aux langues et aux coutumes si différentes, cette Mosquée où l'Asie s'offrait à moi avec toute sa splendeur, me montrant la variété riche de ses couleurs, j'en ai eu plein les yeux, comment Médina pourrais-je te dire adieu ?


La Médina ! J'ai compris enfin pourquoi les gens reviennent toujours et encore vers elle, la Belle, parce qu'elle a un charme et une magie extraordinaires si bien qu'on en tombe amoureux dès la première visite. Parce qu'enfin c'est la ville du prophète sws, celle qui l'a accueilli à bras ouverts, celle qui l'a soutenu durant les années de paix et de guerre, celle où son corps repose  à côté de ses compagnons et frères.. Une ville où j'ai pu admirer, m'extasier, m'enchanter du joli spectacle de la vie qui s'arrête à : Allahou akbar ! Les boutiques qui ferment, les commerçants qui laissent quelques marchandises se balançant au toit, qui baissent les stores et s'en vont le cœur léger pour répondre à l'appel de Dieu, un appel majestueux, et comment ne pas y répondre quand on est là dans le temple de la foi, à deux pas de lui.. Mohammed ! Bien évidemment je n'ai pas pu m'attrister à mon aise, il fallait que  j'interrompe mon deuil pour préparer les valises et les sacs, y compris le gros , l'énorme sac, plein de boites de conserve, de toutes sortes de pattes, de tout un marché  ambulant de fruits et  de légumes, d'ustensiles de cuisine et surtout de toute une panoplie d'objets en plastique qui  ne servent à rien, qui devraient être jetés mais auxquels ma tante tient, comme on tient à la vie! Et dans la foulée j'ai laissé un peu de moi dans cette chambre du 13ème étage, dans cet "hôtel" où j'ai vu tant de disputes à l'ascenseur, ah le bonheur ! 

Il est 10h du soir,  enfin nous étions installés avec tout le groupe tunisien dans le bus, en route pour un voyage nocturne, un voyage qui s'annonce difficile... J'étais assise près de la fenêtre, je regardais la ville dévaler devant moi, s'éloignant à grands pas, me filant entre les doigts. J'essayais de me rappeler les  lieux, les visages, ces commerçants bienveillants, ceux qui m'appelaient "Doctoura" (ah le joli surnom!), de fabriquer une image , la graver à jamais dans la mémoire de mes 27 ans. Adieu belle ville, désormais mon cœur est au pays des merveilles !


Un enfer nommé ..



J'ouvre les yeux, il fait encore noir. Une vague de froid me traverse le corps, j'essaie de me rendormir mais je n'ai plus sommeil. Je n'ai plus de couverture, pourtant il m'a semblé que je me suis bien couverte avant de dormir. Je me dis qu'il faut trouver une couverture sinon adieu sommeil. Il est encore tôt, j'ai besoin de repos. Debout dans l'obscurité pieds nus, je cherche l'interrupteur, mais la lampe ne s'allume pas ! Et puis quoi encore ? Pourquoi couper l'électricité en pleine nuit ? 

Bon allez cela me servira à être reconnaissante pour cette paire d'yeux dont Dieu m'a dotée. Je vais me mettre dans la peau d'un aveugle et chercher mon chemin à travers l'obscurité. L'armoire est à deux pas de ma chambre, dans le hall juste à côté. J'avance d'un pas hésitant brandissant mes mains en avant, cherchant cette armoire qui on dirait s'amuse à jouer à cache-cache avec moi. Enfin je la trouve, je l'ouvre, mais rien, il n'y a rien ! J'ai beau chercher,  il n'y a aucune couverture, ni d'hiver ni d'été. Mon Dieu est-ce un cauchemar ? Même mes pantoufles je ne les trouve plus ! J'avance encore pieds nus, direction la cuisine cette fois. J'ai soif, je veux un bon petit verre d'eau. Enfin j'y suis je cherche le robinet à tâtons, je l'ouvre, il ne se passe rien, juste un gloussement sourd, quelques gouttes et puis le néant ! Quand on croit que ça ne peut pas être pire, les choses empirent ! Pas d'eau, pas d'électricité ! Y a-t-il quelque chose à manger ? J'ouvre le réfrigérateur, il est vide ! Mon Dieu cette fois, c'est sûr c'est un cauchemar ! Imen réveille toi ! Si seulement je le pouvais, mon enfer semble vouloir continuer...

J'entends soudain l'appel à la prière du Fajr, enfin une voix familière, et le prétexte idéal pour réveiller ma mère. Au moins j'aurais de la compagnie et on se désolera ensemble du sort qui s'acharne contre nous ! Pas d'électricité ?! Et comment je vais me connecter ? Je suis une Internet-addicted et je ne me suis pas faite soigner, non pas encore ! Maman ! Maman ! Réveille toi, c'est l'heure de la prière. Rien, pas un bruit ! J'ai senti le sang se geler dans mes veines, les larmes se figer dans mes yeux sans pouvoir en ressortir, une sueur froide me parcourir de la tête aux pieds, puis soudain un battement d'ailes, un oiseau surgissant de nulle part se pointant devant moi, me criant à haute voix : tu es sourde  ou quoi ? Toutes les nuits je te répète que ta famille a été tuée, que votre maison a été détruite, qu'ici il n'y a ni eau, ni électricité, ni rien à manger, vas-tu faire ton deuil enfin ou continuer à faire semblant d' ignorer la vérité ? 

Réveille toi jeune fille, réveille toi, ici c'est Gaza !


J'ouvre les yeux, il fait encore noir. Une vague de froid me traverse le cœur et le corps, c'était donc un rêve ? Un terrible cauchemar! Je réalise que je suis saine et sauve dans un lit bien chaud et douillet, que mes parents dorment paisiblement dans la chambre d'à côté, que dans la cuisine il n'y a que trop à manger, que l'eau minérale est juste ici à mon chevet, qu'il y a l'électricité, les lampes témoins de ma chaine stéréo sont là pour en attester, que je jouis enfin d'une vie bien heureuse dans le pays de la joie éternelle et de la stabilité, et pourtant je ne pouvais pas arrêter de pleurer, et dans l'obscurité de la nuit, de toutes mes forces j'ai crié : Gaza pardonne moi si je t'ai oubliée !

Mon coeur est au pays des merveilles (ép8)


Médina Arabie Saoudite le  24/03/2010

Coup de fil matinal de ma mère, c'est l'anniversaire de mon père et je l'ai oublié tout bonnement ! Ensuite au programme shopping, l'Euro qui dégringole à mon plus grand "bonheur". L'après-midi shopping aussi, la routine de tous les jours ! La routine ? Pas si sûr! Cette fois ma tante nous a accompagnés mon père et moi, de toute façon les centres commerciaux étaient à deux pas de la mosquée, l'entourant de tous les côtés,  et comme d'habitude, on n'a pas vu  le temps passer. Il commençait déjà à faire sombre au dehors, l'appel à la prière était imminent, mon père nous a quittées et il est parti précipitamment. J'ai cherché une issue, des escaliers, mais il n'y avait que des escalators. J'aurais pu chercher encore et trouver mais il était tard, j'ai dit à ma tante : on n'a pas le choix, allons y. Pauvre tante elle détestait les escalators, ce jour là elle a failli tomber plus d'une fois mais mon père la tenait bien, parfois un vieillard encore en forme (serait-ce le début d'une histoire : l'amour à plus de 70 ans ?) lui prêtait bonne main, à chaque fois on échappait à la catastrophe de justesse. Mais pas cette fois, non pas cette fois. Alors je vous fais un dessin :

J'avais plein de sacs, je les ai tenus tous de la main droite et de l'autre j'ai tenu ma tante, je lui ai dit allez tu vas poser tes pieds  en même temps que moi et vite fait, n'aie pas peur.  J'ai cru vraiment qu'elle s'est entrainée suffisamment cette après-midi pour réussir cette ultime épreuve. Eh bien figurez vous, il ne lui a pas fallu plus d'une seconde pour tomber dès la première marche, m'entrainant presque avec elle. La pauvre s'est retrouvée étendue de tout son long la tête en bas, les pieds en haut et l'escalator qui l'emmenait toujours en .. haut! J'étais partagée entre le rire et l'inquiétude, comment arrêter ce manège ? Comment allait-elle s'en sortir une fois arrivée au bout de l'escalier ? Pauvre vieille femme, c'est moi qui l'ai encouragée à monter ! Je regardais incrédule la scène tragicomique, je croyais vraiment la tenir mais c'était trop compliqué avec les sacs qui m'encombraient en plus. Heureusement que deux hommes en uniforme ont accouru, ils ont essayé de la relever, moi aussi j'ai essayé de les aider tout en montant toujours et encore mais c'était très difficile. Deux hommes et une femme ça n'a pas suffi pour relever une vieille dame de plus de 70 ans étendue de tout son long sur un escalator en marche ! Enfin  hallelujah ! Quelqu'un a arrêté la machine infernale, c'est là qu'on a pu la dégager. Je souriais à la dérobade tout en remerciant ces hommes, ils lui ont proposé de s'asseoir sur une chaise pour se reposer mais la bonne femme a dit qu'elle allait très bien et qu'il fallait se dépêcher pour ne pas rater la prière du Maghreb. C'était à peine croyable, après ce qui lui est arrivé elle se fichait de son état, elle ne m'a même pas fait le moindre reproche, elle riait de sa propre mésaventure et moi du spectacle incroyable auquel j'ai pu assister, je m'en suis sortie avec une petite égratignure au poignet, une égratignure dont la cicatrice m'est devenue très chère depuis et qui a disparu complètement avec le temps ... à mon plus grand regret. 

Pauvre tante, cet incident lui a valu de ne pas pouvoir visiter le prophète sws ne serait-ce qu'une fois. La mission était déjà assez compliquée comme ça, il ne fallait pas moins d'une heure de marche et une longue attente pour espérer accéder à la Rawtha. Ce soir là je suis allée toute seule encore une fois et je ne m'en plains pas. Ce soir là cependant il y avait beaucoup de femmes bien plus que la nuit dernière. Quand j'ai pénétré à l'intérieur une fille tout en noir m'a demandée de quelle ethnie j'étais, arabe ? oui ! Va t'asseoir avec les arabes. La façon avec laquelle ces agents assuraient l'organisation de la mosquée et des visites était tout simplement impressionnante. J'étais agréablement surprise par leur degré de professionnalisme, c'est ainsi que vu le nombre élevé de visiteuses ils nous ont répertoriées comme suit : Arabes, Indonésie, Turquie et je ne me rappelle plus quel autre groupe. Les turques étaient à l'intérieur de la Rawtha, il fallait patienter et attendre sagement son tour, autant en profiter pour lire du Coran, oui mais comment se concentrer avec ces cris perçants, déchirants ? D’où viennent-ils ? Je me suis approchée et j’ai vu une jeune femme un peu forte, le corps secoué par des spasmes convulsifs, le visage crispé par la douleur, criant par intervalles. Elle souffrait de je ne sais quoi et j’ai beau essayer d’imaginer ses souffrances, je ne pouvais pas les comprendre. Sa vue m'a tellement bouleversée que je me suis éloignée et ma mère me manqua soudain ! C’est ainsi qu’assise par terre, adossée à un mur, j'ai pleuré doucement, silencieusement. Je me sentais comme une enfant abandonnée, perdue, écrasée par la foule, et cette femme qui n'arrêtait pas de pousser ses cris à fondre le cœur. Mon Dieu que je suis seule !


حيرة مسلمة


حائرة أنا، محتارة و متحيرة، ليس في إسلامي بل في أشباه المسلمين من المنافقين و السفهاء، حائرة أنا خاصة في المسلمين أنفسهم الذين يؤمنون بالله و يوحدونه بصدق لكنهم لا يتورعون عن استحلال محارمه و التشكيك بل و التطاول على شرائعه. عجيب أمرهم و الله لا يقرؤون كتاب الله ثم يتكلمون فيه، أو ربما قرؤوه بالطريقة التي ترضيهم و تخدم مصالحهم الشخصية أو نزواتهم الدنيوية الفانية التافهة، يحاربون الإسلام باسم الحرية، يريدون مراجعة الله في أحكامه بذريعة التخلص من التخلف و الرجعية، يكذبون كبار علماء المسلمين القدماء منهم و المعاصرين و يتشبثون يائسين بسقط المتاع من المنافقين الذين يفتنون المسلمين في دينهم بفتاوى يندى لها الجبين. أصبحنا نرى الجهلة و المنافقين يراجعون الله في أحكامه على الهواء مباشرة، في قنواتنا و إذاعاتنا التي تنبعث منها تلك الرائحة الخشبية الكريهة، رائحة الجبن و النفاق، بل رائحة الإلحاد و قلة الإيمان. 

الحجاب صار بدعة؟ و الإيمان في القلب هذا قولكم كأن الإيمان جسم صلب يمكن حصره في مضغة؟ الإيمان فيض دافق ينبع من الفطرة، يسيل غيثا نافعا يروي القلب و الروح و يستر الجسم و العورة. كيف كان الحال آنفا أنسيتم ؟ لنعد بالذاكرة. هذه مذيعة فرنسية تم طردها من التلفزة لأنها ظهرت في ثوب يكشف ركبتيها منذ خمسين سنة، فعجبا لحال المسلمين اليوم عجبا عجب! بل عجبا لحال المسلمين و المسيحيين  و اليهوديين و العرب! لأن الحجاب ليس بدعة إسلامية و لا زيا طائفيا و لا اختراعا إيرانيا و لا أيا من الأسماء التي سميتموها و ما أنزل الله بها من سلطان الحجاب أو لنقل ستر العورة  و الاحتشام هو الأصل منذ أول البشرية،  ستر العورة  تكريم و عزة لبني الإنسان و إلا فما الفرق بيننا و بين الحيوان ؟ العقل طبعا و بالعقل نهتدي إلى أن ستر العورة من شيم الإنسان و فيه حفظ للرجل و المرأة على حد السواء. 

يا أيها المسلمون يا من تتحدثون في كتاب الله و تكفرون بشرعية الحجاب أما سمعتم قوله تعالى " يا بني آدم لا يفتننكم الشيطان كما أخرج أبويكم من الجنة ينزع عنهما لباسهما ليريهما سوآتهما " ترفضون الحجاب فماهو بديلكم ؟ أين هو لباس التقوى الذي أمر به الله تعالى؟ أهو ما تلبسه بناتنا اليوم لممارسة الرياضة و السباحة و التبختر على شواطئ البحر؟ أهي تلك السراويل الضيقة المرشوشة في أماكن معينة أم تلك الفساتين الشبيهة بالملابس الداخلية ؟ أم ... و القائمة تطول، دعوكم من استبلاهنا وكفاكم استخفافا بعقولنا لنتصفح كتاب الله.

رأيت سفيهة حائرة في إسلامها تفسر قول الله تعالى :

يَا أَيُّهَا النَّبِيُّ قُلْ لِأَزْوَاجِكَ وَبَنَاتِكَ وَنِسَاءِ الْمُؤْمِنِينَ يُدْنِينَ عَلَيْهِنَّ مِنْ جَلابِيبِهِنَّ ذَلِكَ أَدْنَى أَنْ يُعْرَفْنَ فَلا يُؤْذَيْنَ وَكَانَ اللَّهُ غَفُورًا رَحِيْمَاً

كدليل على أن الحجاب (في المطلق) إنما أمرت به الحرائر دون الإماء.

سؤال: لماذا فرض الحجاب على المرأة المسلمة ؟ أليس حفظا لها و للرجل من الفتن؟ فكيف يعقل إذن أن تنزل آية تفرق بين الإماء و الحرائر كأن الإماء لا يشكلن فتنة على الرجال إن خرجن بدون حجاب ؟ هذه الحائرة في إسلامها استدلت بكتاب التحرير و التنوير لمحمد الطاهر بن عاشور لكي تبين عدم شرعية الحجاب، حسنا اقرؤوا معي تفسيره وأرجو أن تركزوا على معنى لفظة جلباب هنا

السفهاء و الذين في قلوبهم مرض يتحججون بأن هذه الآية نزلت لتفرق بين الحرائر و الإماء و بالتالي فإن الحجاب جعل فقط للتفريق بين الطبقات و بما أن مثل هذه الفوارق الاجتماعية لم تعد موجودة في عصرنا فإنهم يستنتجون أن الحجاب لم يعد صالحا لهذا الزمان، حسنا أنا آسفة حقا و حزينة من أجلكم لأنه و لسوء حظكم مازال هناك المزيد من الآيات التي لا يمكنكم ردها فقد فصّلها الله تفصيلا دقيقا في سورة النور:


قُلْ لِلْمُؤْمِنِينَ يَغُضُّوا مِنْ أَبْصَارِهِمْ وَيَحْفَظُوا فُرُوجَهُمْ ذَلِكَ أَزْكَى لَهُمْ إِنَّ اللَّهَ خَبِيرٌ بِمَا يَصْنَعُونَ (30)
 
وَقُلْ لِلْمُؤْمِنَاتِ يَغْضُضْنَ مِنْ أَبْصَارِهِنَّ وَيَحْفَظْنَ فُرُوجَهُنَّ وَلا يُبْدِينَ زِينَتَهُنَّ إِلا مَا ظَهَرَ مِنْهَا وَلْيَضْرِبْنَ بِخُمُرِهِنَّ عَلَى جُيُوبِهِنَّ وَلا يُبْدِينَ زِينَتَهُنَّ إِلا لِبُعُولَتِهِنَّ أَوْ آبَائِهِنَّ أَوْ آبَاءِ بُعُولَتِهِنَّ أَوْ أَبْنَائِهِنَّ أَوْ أَبْنَاءِ بُعُولَتِهِنَّ أَوْ إِخْوَانِهِنَّ أَوْ بَنِي إِخْوَانِهِنَّ أَوْ بَنِي أَخَوَاتِهِنَّ أَوْ نِسَائِهِنَّ أَوْ مَا مَلَكَتْ أَيْمَانُهُنَّ أَوِ التَّابِعِينَ غَيْرِ أُولِي الْأِرْبَةِ مِنَ الرِّجَالِ أَوِ الطِّفْلِ الَّذِينَ لَمْ يَظْهَرُوا عَلَى عَوْرَاتِ النِّسَاءِ وَلا يَضْرِبْنَ بِأَرْجُلِهِنَّ لِيُعْلَمَ مَا يُخْفِينَ مِنْ زِينَتِهِنَّ وَتُوبُوا إِلَى اللَّهِ جَمِيعاً أَيُّهَا الْمُؤْمِنُونَ لَعَلَّكُمْ تُفْلِحُونَ (31)

و  مرة أخرى أدعوكم إلى قراءة التفسير هنا

ثم أسئلكم لماذا غيبت هذه المنافقة الحقيقة هنا ؟ أين وجه الحيرة في آية واضحة وضوح الشمس في كبد السماء؟ لماذا تأخذ من تفسير بن عاشور ما تشاء و تترك ما تشاء ؟ لماذا أسدلت الستار عن قوله مثلا:

"والخمار : ثوب تضعه المرأة على رأسها لستر شعرها وجيدها وأذنيها ، وكان النساء ربما يسدلن الخمار إلى ظهورهن كما تفعل نساء الأنباط فيبقى العنق والنحر والأذنان غير مستورة فلذلك أمرن بقوله تعالى ( : وليضربن بخمرهن على جيوبهن) والضرب : تمكين الوضع والمعنى : ليشددن وضع الخمر على الجيوب ، أي بحيث لا يظهر شيء من بشرة الجيب .

والباء في قوله ( بخمرهن ) لتأكيد اللصوق مبالغة في إحكام وضع الخمار على الجيب زيادة على المبالغة المستفادة من فعل ( يضربن
)

والجيوب : جمع جيب بفتح الجيم وهو طوق القميص مما يلي الرقبة . والمعنى : وليضعن خمرهن على جيوب الأقمصة بحيث لا يبقى بين منتهى الخمار ومبدأ الجيب ما يظهر منه الجيد
".

لماذا كتبت هذا المقال؟

كنت أظن  أن امتناع بعض المسلمات عن ارتداء الحجاب يعود لأسباب عديدة قد تختلف تسميتها لكن جوهرها واحد وهو حسب رأيي ضعف الإيمان و عدم الثقة بالله  فكثيرات هن اللواتي يؤخرن التزامهن بالحجاب بسبب الدراسة أو العمل و انتظار النقلة، و يتحججن بأخواتهن اللاتي لم يجدن عملا بسبب ارتدائهن للحجاب، و ينسين أن الرزق بيد الله و أنه سبحانه هوالرزاق ذو القوة المتين و أن البشر كلهم فقراء إلى الله و لا يملكون شيئا، لا ضرا و لا نفعا. ثم يا أختاه إن كنت حقا صادقة في زعمك فلماذا لا تسترين نفسك تماما كالمحجبات مع ترك غطاء الرأس أو الخمار؟ لماذا عندما يشتد الحر في الصيف لا تترددين في تخفيف ثيابك و ارتداء القصير و الكشف عن جزء من صدرك ؟ لماذا لا تعترفين لنفسك بضعف عزيمتك و نقص إيمانك ؟ كيف تخافين من فقد عملك و لا تخافين الله و أنت تعصينه كل يوم ؟ لماذا لا نتعلم النزاهة مع أنفسنا أولا ثم مع الآخرين؟ لماذا نترك الشيطان يزين لنا أعمالنا ولا نعترف بأخطائنا ؟ لماذا أصبحنا نخاف حتى من مواجهة أنفسنا بحقيقتها ؟
 
حسنا كنت أظن أن امتناع بعض المسلمات عن ارتداء الحجاب يعود لخوفهن و في بعض الأحيان جبنهن و قلة إيمانهن و لافتقارهن للشجاعة الكافية ... لكنني اكتشفت مؤخرا أن بعض المسلمات يرفضن الحجاب لأنهن أصلا غير مقتنعات بوجوبه و شرعيته و هنا لا يسعني إلا أن أقول ربّ عذر أقبح من ذنب و حسبي الله و نعم الوكيل في أشباه المسلمين المنافقين الذين ساهموا في تغطية الحقيقة و إحداث الفتنة و التأثير على فئة لا بأس بها من شبابنا، يا لحيرتي و يا لأسفي على من سمحوا لأنفسهم بتصديق السفهاء و تكذيب العلماء، بل تكذيب الآيات الواضحة البيّنة !

يا حائرة في إسلامها يا من تتذرعين بضعف حديث ما، يا من تتطاولين على رسول الله صلى الله عليه و سلم في البرامج الأجنبية تعالي اقرئي معي هذا الحديث الصحيح الذي أغفلت ذكره عندما تحدثت عن الحجاب لغاية في نفسك المريضة:

ثبت عن النبي صلى الله عليه وسلم أنه قال : " صنفان من أهل النار لم أرهما بعد : رجال معهم سياط كأذناب البقر يضربون بها الناس ، ونساء كاسيات عاريات مائلات مميلات على رؤوسهن كأسنمة البخت المائلة ، لا يدخلن الجنة ولا يجدن ريحها ، وإن ريحها ليوجد من مسيرة كذا وكذا " رواه أحمد ومسلم في الصحيح .
الشرح : 
هذا الحديث فيه إخبار عن صنفين من الناس لم يرهما النبي صلى الله عليه وسلم ، يظهران بعد مضي زمنه صلى الله عليه وسلم ويكون مصيرهما إلى النار لعصيانهما ، وقد عدَّ العلماء ظهورَ هذين الصنفين من أشراط الساعة الصغرى ، وهما :


الصنف الأول : رجال معهم سياط... ، والمراد بهم من يتولى ضرب الناس بغير حق من ظَلَمَة الشُّرَط أو من غيرهم ، سواء كان ذلك بأمر الدولة أو بغير أمر الدولة .

الصنف الثاني : نساء كاسيات عاريات مائلات مميلات على رؤوسهن كأسنمة البخت المائلة . 

قال النووي في المراد من ذلك : " أَمَّا ( الْكَاسِيَات العاريات ) فمَعْنَاهُ تَكْشِف شَيْئًا مِنْ بَدَنهَا إِظْهَارًا لِجَمَالِهَا , فَهُنَّ كَاسِيَات عَارِيَات . وقيل : يَلْبَسْنَ ثِيَابًا رِقَاقًا تَصِف مَا تَحْتهَا , كَاسِيَات عَارِيَات فِي الْمَعْنَى . وَأَمَّا ( مَائِلات مُمِيلات ) : فَقِيلَ : زَائِغَات عَنْ طَاعَة اللَّه تَعَالَى , وَمَا يَلْزَمهُنَّ مِنْ حِفْظ الْفُرُوج وَغَيْرهَا , وَمُمِيلَات يُعَلِّمْنَ غَيْرهنَّ مِثْل فِعْلهنَّ , وَقِيلَ : مَائِلَات مُتَبَخْتِرَات فِي مِشْيَتهنَّ , مُمِيلات أَكْتَافهنَّ , وَقِيلَ : مَائِلات إِلَى الرِّجَال مُمِيلات لَهُمْ بِمَا يُبْدِينَ مِنْ زِينَتهنَّ وَغَيْرهَا . وَأَمَّا ( رُءُوسهنَّ كَأَسْنِمَةِ الْبُخْت ) فَمَعْنَاهُ : يُعَظِّمْنَ رُءُوسهنَّ بِالْخُمُرِ وَالْعَمَائِم وَغَيْرهَا مِمَّا يُلَفّ عَلَى الرَّأْس , حَتَّى تُشْبِه أَسْنِمَة الإِبِل الْبُخْت , هَذَا هُوَ الْمَشْهُور فِي تَفْسِيره , قَالَ الْمَازِرِيّ : وَيَجُوز أَنْ يَكُون مَعْنَاهُ يَطْمَحْنَ إِلَى الرِّجَال وَلا يَغْضُضْنَ عَنْهُمْ , وَلا يُنَكِّسْنَ رُءُوسهنَّ .... "

قال الشيخ بن عثيمين : " قد فُسِّر قوله " كاسيات عاريات " : بأنهن يلبسن ألبسة قصيرة ، لا تستر ما يجب ستره من العورة ، وفسر : بأنهن يلبسن ألبسة خفيفة لا تمنع من رؤية ما وراءها من بشرة المرأة ، وفسرت : بأن يلبسن ملابس ضيقة ، فهي ساترة عن الرؤية لكنها مبدية لمفاتن المرأة "


لن أضيف أيّ تعليق فنحن نرى هذا الصنف من النساء كل يوم تماما كما وصفهن الحبيب محمد عليه الصلاة و السلام، الحلال بيّن و الحرام بيّن، آسفة على الإطالة، كنت أظن أن الجدل حول قضية الحجاب قد زال و اختفى  لكن ما راعني إلا أن البعض مازال ينبش في الرماد بحثا عن شرارة يوقد منها نارا جديدة للفتنة، فإلى هؤلاء الحائرين في دينهم و المنافقين المتظاهرين بالإسلام حتى يتسنى لهم محاربته  تحت راية حرية الفكر و الثقافة، أسوق هذه الآية:

أَفَتُؤْمِنُونَ بِبَعْضِ الْكِتَابِ وَتَكْفُرُونَ بِبَعْضٍ فَمَا جَزَاءُ مَنْ يَفْعَلُ ذَلِكَ مِنْكُمْ إِلَّا خِزْيٌ فِي الْحَيَاةِ الدُّنْيَا وَيَوْمَ الْقِيَامَةِ يُرَدُّونَ إِلَى أَشَدِّ الْعَذَابِ وَمَا اللَّهُ بِغَافِلٍ عَمَّا تَعْمَلُونَ

و لإخواني المسلمين الذين ضلوا الطريق و اشتبهت عليهم السبل أهدي هذه الآية :

أَلَمْ يَأْنِ لِلَّذِينَ آمَنُوا أَن تَخْشَعَ قُلُوبُهُمْ لِذِكْرِ الله وَمَا نَزَلَ مِنَ الْحَقِّ وَلَا يَكُونُوا كَالَّذِينَ أُوتُوا الْكِتَابَ مِن قَبْلُ فَطَالَ عَلَيْهِمُ الْأَمَدُ فَقَسَتْ قُلُوبُهُمْ وَكَثِيرٌ مِّنْهُمْ فَاسِقُونَ 

وفّقني الله و إياكم لما يحبه و يرضاه و السلام عليكم و رحمة الله تعالى و بركاته. 


Triste nuit




Tout a commencé par une pizza aux champignons commandée par une jeune demoiselle de 26 ans, travaillant comme architecte dans un grand bureau d'études, chez un patron sévère et intransigeant,  archi millionnaire qui l'exploite en lui donnant le salaire minable de 500D alors que sa fille à lui se paye un voyage à Paris tous les weekends ou presque, 500 D après six ans d'études, six ans de nuits blanches, de travail, de stress, d'humiliations, que dis-je six ? Non sept, elle a refait sa première année cette fille à cause d'une note éliminatoire dans une matière décisive, elle a beau être première de sa classe durant toute sa vie, ça ne lui a rien servi, elle a perdu une année mais elle a pris sa revanche tout de suite après. Une fille studieuse et sérieuse, un sacré caractère, une très forte personnalité, qui sait faire la folle cependant avec ses cousines, une fille de très grande taille avec des problèmes avec le poids, des hauts et des bas, elle a fait un régime draconien, puis elle a lâché et repris ses kilos perdus, car le boulot ne lui laisse pas le temps de manger bio, de faire du sport, de vivre tout simplement. C’est pourquoi mercredi dernier elle a commandé une pizza aux champignons, une pizza qui lui a coûté une affreuse infection, une longue nuit  de vomissements, elle a tout vomi et quand il n'en restait rien, elle a continué à vomir tout de même et à souffrir, si bien que ses binomes l'ont emmenée aux urgences, où le médecin  lui a confirmé son infection, puis lui a donné un médicament qui l'a soulagée un peu, mais elle était encore malade. Alors aujourd'hui avec ma mère et mes soeurs on est allées la voir, elle est rentrée à Bizerte comme à chaque weekend pour se reposer. Cette fille c'est ma cousine chérie, la fille unique de ma tante, la seule que j'ai du côté de ma mère, elle s'appelle Abir, elle a un seul frère, mon cousin dont je vous ai parlé lors de ma dernière note. Pauvre Abir, elle paraissait faible quand je l'ai vue aujourd'hui (hier puisqu'il est 2h du matin en ce moment même), elle ne mangeait plus rien depuis trois jours, elle était malade.

...

Quelle est belle ma petite nièce d'un an et quelques mois, que je l'aime ! Elle était particulièrement belle aujourd'hui encore plus irrésistible que d'habitude, mais que le temps passe vite, elle doit rentrer maintenant. Au revoir ma petite chérie, à samedi prochain. 

Je m'installe devant le pc, un message d'une amie, une petite discussion, une déception, je suis dégoûtée, je suis fatiguée, je vais dormir alors j'éteins le pc je donne un sacré coup au clavier, je pousse la chaise violemment et je m'en vais pour pleurer un moment. Pleurer oui, comme d'habitude, comme à chaque fois où quelqu'un me donne l'impression d'être une étrangère ici-bas, une étrangère c’est ça, je suis étrangère parmi tout ce beau monde, étrangère et musulmane, voilà ce que je suis, condamnée à être éternellement désenchantée ! Et me voilà à pleurer, à me brosser les dents tout en faisant toutes sortes de grimaces devant le miroir, celles qu'on fait quand on pleure du fin fond de son âme, une chose est sûre ce n'était pas beau à voir, mais je deviens plus belle une fois que c’est fini, mes yeux lavés, mouillés, encore humides deviennent plus verts, plus tristes, plus intenses. Je voyais cela comme une sorte de consolation, au moins je ne suis pas moche, allez respire, il y a encore de l'espoir. Mais je redoutais d'aller au lit dans cet état, j'étais encore trop affectée, et si je faisais un tour du côté de la télé, cette "chose" que j'ai désertée depuis longtemps ? Allez juste un peu pour oublier, changer ses idées et puis dodo, je suis crevée. 


La télé m'a encore attristée hélas, je n'arrêtais pas de zapper en vain, quand soudain j'ai entendu ma petite soeur que je croyais endormie, je l'ai entendue parler au téléphone, et perverse que j'étais je me suis dit qui est ce garçon qui l'appelle si tard ? Mais la pauvre était innocente de mes soupçons, elle est sortie de sa chambre bouleversée me disant que ma tante l'a appelée et lui a demandé si on pouvait quitter la maison discrètement sans que ma mère ne s'en aperçoive. Quoi ?! J'étais terrifiée, mais qu'est-ce qui se passe ? J'appelle ma tante, qu'est-ce que tu as ? qu'est-ce qu'il y a ? Et là elle m'a répondu d'une voix brisée : ma fille est en train de mourir, Abir a eu une attaque, elle ne peut plus respirer, on l'a emmenée à la clinique, ma fille va mourir ! 

La clinique ? Je la déteste cette clinique, j'y ai vu ma grand mère paternelle flirtant avec la mort, ma grand mère maternelle mourir entourée de deux générations tout en pleurs, j'y ai vu ma mère malade, mon père aussi, et là c’est le tour de Abir ? Abir "mourir" si jeune ? Un froid terrible m'a glacé le dos, je tremblais de la tête aux pieds, j'ai dû réveiller ma pauvre mère et lui annoncer la mauvaise nouvelle, on devait aller en voiture vite fait. J'ai voulu faire vite et gagner du temps, il était minuit, ma tante pleurait au téléphone, il fallait faire vite, et puis Abir comment va-t-elle ? Est-elle encore en vie ? Toutes ces pensées me torturaient quand j'étais devant le volant et que je faisais marche arrière, la voiture a commencé à sortir maladroitement,  j'ai vu qu'elle était trop inclinée, mais j'ai tout de même continué, et là paf ! Un grand bruit, tout le pare choc a été endommagé, ma soeur s'est mise à crier, eh Imen qu'est-ce que tu as fait ! Quoi ? Qu’est-ce qu'il y a ? Je ne voulais pas y croire, ce pare choc qui était par terre, le sigle déraciné, il ne nous manquait plus que ça ! Maman va être contente ! Et comment allons-nous faire pour nous rendre à la clinique ? Il fallait prendre une décision vite fait, finalement on a attaché un peu les "trucs" avec une petite corde, allez cours Forrest direction la clinique!

Je n'arrivais pas à croire ce qui s'est passé, quelle mouche m'a piquée ? Pourquoi j'ai continué dans ma bêtise ? J'étais trop affectée, j'avais trop peur pour ma cousine, alors j'ai fait ce malheureux accident, incroyable petit accident, à voir la voiture on dirait qu'elle a percuté un poteau, mais que dire ? Nous sommes croyants Dieu merci ça aurait pu être pire, pourvu que notre Abir aille mieux !

Abir ! Est-ce elle vraiment que je vois dans la chambre 204 du deuxième étage ? Est-ce vraiment ma cousine chérie qui à peine trois ou quatre heures avant était pleine de vie ? Son visage m'a semblé si maigre tout d'un coup, et ses yeux grand ouverts, qui scrutaient le plafond, j'en ai la chair de poule rien qu'à les imaginer en ce moment! J'ai eu trop peur pour elle,  je me suis rappelée de ma grand mère quand elle a arrêté de nous regarder soudain et qu'elle s'est mise à regarder ailleurs, à fixer quelque chose qu'elle seule pouvait voir, elle regardait les anges de la mort, ce nouveau monde qui nous fait face quand on est mort ! Je me suis exclamée impatiemment: Abir pourquoi tu regardes le plafond ? Elle m'a dit c’est l'effet des médicaments, mais je vais bien, Dieu merci ne t'inquiètes pas. Sa voix était naturelle, tout était "normal", mais ses yeux ! Mon Dieu ses yeux, et son visage amaigri, et les cernes, c'était un visage d’agonisant ! Ses yeux étaient tellement ouverts qu'elle en avait le front plissé ! C'était horrible ! Elle avait vraiment frôlé la mort par deux fois, deux crises successives, deux fois son frère l'emmène affolé dans un taxi, deux fois ma tante pleure et crie, ma fille va mourir, sauvez là, mobilisez tous les médecins qu'il y a !  

Son frère qui d'habitude ne cesse de la taquiner, de se moquer de ses kilos de trop, qui se disputait avec elle parfois était tellement doux, ému et attentionné à présent, il lui tenait la main, lui caressait les cheveux, ils parlaient à voix basse, et de les voir si proches ça m'a trop émue, de voir ma cousine, si jeune et si malade, ses yeux qu'elle ne pouvait plus fermer, la façon avec laquelle elle voulait nous rassurer, j'ai senti venir une énorme crise de pleurs, j'ai dû baisser la tête, enfouir mon visage sous ma main et lutter pour la retenir !

Enfin nous sommes rentrées laissant une mère qui n'avait même plus la force de pleurer, un fils qui a tellement peur qu'il montre exactement le contraire, et une fille qui a échappé à la mort, mais qui a encore les yeux grands ouverts, des yeux que seuls la main de son frère pouvaient fermer, dormira-t-elle pour oublier ? Oubliera-t-elle jamais cette triste nuit et moi ces grands yeux noirs étonnés qui me regardaient ?

Coups de coeur



L'autre fois quand j'ai commencé à écrire mon article intitulé Coup de cœur, je ne pensais pas écrire autant, je comptais  juste parler de ma promenade solitaire et de la femme qu'on a assassiné dans ma ville natale, mais je me suis trouvée à tout raconter ou presque spontanément, je me disais que c'était trop long, que personne ne lira ça, mais je m'étais trop élancée, je ne pouvais plus m'arrêter, je voulais marquer à jamais ce point de ma vie, ce voyage, en créer une photographie, c'était nécessaire oui. Je n'ai pas trop cherché à écrire un joli texte et pourtant les gens ont aimé à mon plus grand plaisir ! Mais je me suis rendue compte que finalement j'ai oublié de parler de mon vrai "coup de cœur" lors de ce voyage, j'étais très surprise de moi-même comment aurais-je pu oublier une chose pareille ? Faut-il revenir pour charger encore ce texte que tout le monde a déjà lu ? Non c'était peine perdue!

Alors pourquoi je suis revenue  aujourd'hui pour en parler ? Pourquoi remuer le couteau dans la plaie ?  Eh bien parce que cet article qui a eu du succès m'a causé autant de plaisir que de peine, je me dis que ça va être dur d'enchainer après ça, il fallait que j'attende de vivre quelque chose d'aussi "intéressant" pour en parler ! Je suis devenue très exigeante vis-à-vis de moi-même. Alors puisqu'il y a encore de la matière autant en profiter. Cela n'aura pas le même goût que l'autre fois assurément, mais j'essaierai quand même, je suis sadique et la personne que j'adore torturer le plus c'est moi ! 
....

Bon désolée les amis, j'ai entamé cet article tout à l'heure et  là je  veux bien reprendre mais je suis de trop mauvaise humeur, je ne vais pas vous raconter le coup de cœur que j'ai eu pour ce garçon, ce jeune homme lors de mon voyage à  Nabeul dans le cadre du boulot, un cadre sur lequel je ne voudrais pas m'attarder non plus car la tâche que je suis allée faire est tellement triviale, c'était juste l'occasion pour moi de rencontrer quelques jeunes malheureux qui oublieraient qu'ils sont au chômage depuis des années le temps d'une petite enquête qui dans un mois s'achèverait ! Je ne vous raconterai donc pas l'admiration que j'ai eu pour cet homme qui a assisté avec nous en sa qualité de directeur de ... on s'en fout ! Je ne vous dirai pas que je l'ai beaucoup admiré parce qu'il était pieux voilà, parce qu'à l'heure de la prière il sortait discrètement et revenait encore plus beau à mes yeux. Au début je pensais qu'il sortait pour passer un coup de fil, mais ses petites escapades coïncidaient trop avec les heures de la prière, même dans le silence de la nuit quand j'ai ouvert mes yeux soudain à quelques minutes de l'aube je l'ai entendu sortir, passer dans le couloir devant ma chambre, je l'ai reconnu à sa "toux" oui sa toux ! Mais c'est surtout le vendredi quand il n'est pas revenu après la pause café que je l'ai le plus admiré, parce que figurez-vous il était le seul Homme à s'absenter pour accomplir ce devoir sacré ! Il était le seul à envoyer valser cette réunion de formation pour faire la chose la plus importante et vitale dans la vie d'un musulman : la prière ! Ce qu'il a fait n'est pas si héroïque que ça finalement, il a juste fait son devoir,  mais puisque les temps ont changé puisqu'on est à l'ère des musulmans schizophrènes et hypocrites eh bien un homme comme celui là vaut de l'or ! Donnez moi une semaine j'en tomberais amoureuse, il était très loin de ma conception de l'homme séduisant, il n'était pas beau physiquement juste une belle silhouette, je n'aimais pas trop sa veste kaki et je détestais ses vêtements du soir, et pourtant je "l'aimais" d'une certaine façon, ou plutôt je  le chérissais un peu comme on chérit un enfant ! 

Je m'intéressais à lui, pour moi il sortait du lot, il était différent, il était sur un piédestal par rapport aux autres, et quand il est entré tard au restaurant, quand il s'est servi puis s'est mis à manger tout seul car tous les autres avaient déjà fini parce que ça leur importait peu de manquer la prière du vendredi, là pour moi, c'est comme s'il était entouré d'une auréole tel un ange, voilà comment je le percevais ! Et si durant nos réunions nos regards se croisaient, je ne pouvais pas soutenir son regard lui non plus d'ailleurs, il était très respectueux et d'une façon tragicomique j'étais la seule fille voilée parmi toute cette bonne jeunesse, nous étions lui et moi comme deux étrangers dans la foule, je ne dis pas que les autres n'étaient pas "bien", mais en toute chose il y a des degrés, certains font la prière chez eux, certains sortent à l'aube par le vent et le froid pour aller à la mosquée, certains ne la font pas du tout et n'y songent même pas, d'autres ne font pas la prière et ont mauvaise conscience... 

Moi aussi je sortais durant le "travail" pour faire la prière et revenir l'air de rien, personne ne se doutait de ce que je faisais, ils croyaient peut être que j'allais me promener au bord de la piscine (vide by the way), tant mieux restons discrets ! C'est mon secret à moi, son secret à lui, nous étions unis par notre solitude "spirituelle". Cet épisode, ce coup de cœur m'a renvoyée aux années d'étude surtout au lycée, à mes petits coups de cœur de jeune adolescente, des coups de cœur basés souvent sur le côté physique, quand j'y songe aujourd'hui ça me fait rire, que j'étais jeune, que j'étais bête !

Vous voyez je ne vous ai rien raconté ! C'est que ce jeune homme au bus m'a énervée d'une façon ! Il avait une très mauvaise odeur qui vous frappait de plein fouet quand vous vous en doutez le moins, alors pourquoi je me suis placée à son côté ? Eh bien parce que j'étais assez bête pour passer une demi heure les pieds croisés à lire mon roman noir un thriller qui a achevé de m'attrister (acheté à Nabeul encore un coup de cœur) sans me rendre compte que le bus était là et qu'il attendait, et donc je devais m'estimer heureuse de ne l'avoir pas raté, par contre j'ai raté l'énorme chance de ne pas m'asseoir à coté de ce ... psychopathe !  Oui il a l'air d'un psychopathe : trop grand, trop blanc, trop lunettes, trop taciturne,  avec son bonnet qu'il n'abandonne jamais même en cette chaleur en plein hiver ! Mais on s'en fout, le problème c'est cette odeur horrible, propre à lui, pas étonnant que personne n'a voulu de lui ! Apparemment tout le monde était au courant de ça, même moi! Comment pouvais-je parler de coup de cœur après ça ? Après cette guerre silencieuse des coudes rendue encore plus pénible à cause de cette énorme veste gonflée qu'il portait comme si ses bras n'étaient pas assez énormes comme ça ! 

Enfin, heureusement après ce douloureux épisode j'ai renoué avec les coups de cœur cette fois pour mon cousin venu me chercher à la gare (parce qu'il a emprunté la voiture de ma mère et il est venu me chercher à sa place, c'est bon vous êtes contents ? :p ) cette conversation masculine à propos de quads, de jetskis, de cylindres et de voitures dernier cri ! Quand il m'a dit : inchAllah tu pourras faire ces choses avec ton futur mari. Enfin devant la maison quand  on est arrivés, et qu'il m'a tendu ce bouquet de fleurs, un cadeau à ma mère ( vous êtes déçus ?), durant ces quelques fractions de secondes, de voir ce jeune homme beau, élégant, souriant, qui me tendait ce bouquet de fleurs alors que les feux de la voiture projetaient cette belle lumière, c'était comme une vision à la fois réelle et impossible, je voulais faire semblant l'espace d'un moment que cet homme de 25 ans n'est pas mon cousin de trois ans mon cadet, mon petit frère à la fin, que ce bouquet de fleurs m'était destiné,  je me suis accrochée un moment à cette vision, c'était comme si j'ai rencontré mon prince charmant looooool que je suis enfant !

Coup de cœur finalement !

Dans ma tête




Mon Dieu je vais dormir !

Quel âge a-t-il ? la soixantaine ? 

Maintenant que j'y pense, mes pensées ne sont pas tout à fait naturelles.

Tu entres sans dire bonjour ? La classe!

Mme t'es gentille mais tes habits sont très moches.

Pourquoi il la regarde comme ça l'air étonné ?

Je suis cruelle!

Je veux dormiiiiiiiir !

Y a-t-il une pause café l'après-midi ?

Si seulement je pouvais poser la tête sur la table, fermer les yeux et dormiiir !

Ah, je sens que ça va chauffer.

Ne me regarde pas, j'ai pas de réponse !

Mes lecteurs vont se lasser.

C'est la énième fois que tu le dis, arrête !

Je déteste quand les gens rient pour rien, des blagues "d'intellectuels" pff à dormir debout !

Ton énorme collier en or jaune est tout simplement affreux.

Fed up, veux dormir !

Que je suis loin de mon lit!

Un amour de femme.

Un amour de fille! 

Je me sens comme anesthésiée et la tête, et le corps!

Demain ? Dis inchAllah!

Je te plains pauvre étranger.

Arrête de la regarder, elle est déjà prise !

Je dois me couper les ongles(les griffes), ils sont devenus trop longs.

J'en ai marre, je peux plus continuer, veux dormiir !

Oh la li ! Je viens d'assister à l'exécution devant la place publique de la langue de Molière, désormais le français ne fait plus partie des langues vivantes, vous êtes informés.

Cet homme bouge comme un .. comme un gay! L'est-il vraiment ?  J'aimerais bien lui poser la question mais on n'est pas dans une réunion d'anciens alcooliques, on est dans un atelier de travail et ce français est là en sa qualité de "cerveau" puisque Sarko l'a dit : on a l'intelligence et vous la force des bras ! 


Mon Dieu oui rien qu'à voir sa façon de taper sur le clavier telle sur un piano, allez stop je m'égare, désolée monsieur!


Non ne compte pas sur moi pour sourire, j'en suis incapable à l'heure qu'il est, même par complaisance !


Il me faut une ambulance pour rentrer.


J'avais raison de pleurer autant hier soir, je savais que la journée allait être dure, pénible comme tout ! Je savais qu'il faudra que je me lève tôt comme tous les matins, que je m'habille, que je prenne mon petit déjeuner à la hâte, puis le bus, que je souris, que je soutienne les conversations, que je joue ce rôle enfin que personne ne peut jouer à ma place, tout comme moi je ne peux jouer le rôle de quelqu'un d'autre, ni recruter une personne à la journée pour me remplacer au boulot juste parce que la veille j'ai mal dormi, que j'ai vu en rêve la mort de mon meilleur ami, on n'est pas sur l'émission de TF1 "vis ma vie", ma vie c'est à moi de la vivre et de l'assumer, d'assurer mon "moi" en tant que fille, sœur, employée, ingénieur, musulmane, citoyenne, tunisienne, ou tout simplement humaine ! 

Mes larmes ont leurs raisons que ma raison ne  connait point, mais cette fois, j'avais raison de pleurer parce que j'étais fatiguée à la fin, blasée, j'avais besoin de repos, je suis pas un robot! D'habitude j'assume bien et j'assure, mais là mes nerfs ont lâché, le manque de sommeil, le cauchemar de la veille, le film horrible que j'ai eu la bêtise de regarder, la fatigue accumulée tout ça m'a achevée, j'ai fini par craquer, j'étais comme une folle à lier, je me sentais comme emprisonnée, prise au piège, accablée, condamnée, je  sentais que la mort était l'unique échappatoire, mais je ne voulais pas mourir, en tout cas pas cette fois, mon problème c'était juste la fatigue : j'aurais aimé me reposer un jour, me libérer de toutes les obligeances de la vie ! Mais c'était juste un rêve, j'ai dû me résigner et dormir, parce que dans 7 heures il fallait quitter le rêve, porter le masque et sortir !


Revenons à mes pensées (comme si ces deux dernières n'en étaient pas unes): 


Cette femme parle comme une africaine.


Ce français voudrait la tuer, mais il n'ose pas car elle est bien entourée, et puis la société civile le condamnerait.

Allez fermons le sujet, en plus il est 16h30 l'heure de rentrer,Yahoo!

Ah encore une : aurais-je le courage de taper tout ça sur ordinateur en rentrant ?


Voilà c'était mes pensées du 30 novembre 2010 (hier) lors d'un atelier de travail avec un expert étranger, une journée où il a fait plus chaud qu'en juin dernier, une journée où je me suis le plus rapprochée de mon état animal, je n'aurais jamais cru que le manque de sommeil et l'excès de soleil me rendraient aussi sauvage ! N'en parlons pas de la faim, je crois qu'un jour je tuerai quelqu'un !



Ma pensée du moment : faut-il leur dire que je plaisante ? 


Encore une : vont-ils regretter le temps de la lecture ? 


Bon j'arrête sinon on va y passer la nuit!