الخميس، 20 أغسطس، 2015

حين تُقتل البراءة فينا


ما أن فُتحت أبواب الحافلة على مصراعيها حتى أقبل الناس عليها يتدافعون وقد أعياهم الانتظار وألهبت ظهورهم الشمس بسياط من نار. اندفع رجل وابنه نحو المقاعد الخالية. جلس على الجانب الأيمن وأجلس ابنه أمامه وتنفس الصعداء. تواصل تدفق الركاب وماهي إلا ثوان حتى ضجت بهم الحافلة ولم يعد هناك مقاعد شاغرة.

جاءت امرأة عجوز وطفقت تلتفت يمنة ويسرة  تبحث لها عن متبرع بمقعد. لم تكن لتعول على شفقة القلوب ولا على مشاعر الرحمة والشهامة والإيثار.  فهي تعلم جيدا أن هذه القيم النبيلة والمبادئ الجميلة صارت أثاثا لقصص الأطفال ومتاحف الآثار ونوادر الأخبار. ستنتزع حقها انتزاعا. كانت عجوزا جريئة، سريعة الحركة،  فسرعان ما وجدت ضالتها في ذاك الشاب الصغير أو هو طفل كبير أو غلام أو فتى، ذاك الذي أجلسه أبوه أمامه بحرص ثم شبك يديه في رضا.

وضعت العجوز يدها على كتف الغلام وطلبت منه النهوض، ولما هم بالوقوف أقعده أبوه بحركة صارمة وزعم أن هناك مقعدا شاغرا. والحقيقة أن المقعد الشاغر كان محل تنازع فروسي بين شابة تصارع أنانيتها ورجل مسن يصارع تعبه وهرمه. وكانت النتيجة أن جلست الفتاة شاكرة باسمة في حين تحولت عنهما العجوز متعبة واجمة. عادت إلى الغلام لكن أباه لم يتزحزح عن موقفه قيد أنملة ومرت ثوان طويلة أحست فيها العجوز أنها "ريمي بدون عائلة" حتى انتفضت مشاعر الرجولة والفروسية والنخوة العربية في قلب ... امرأة طيبة حييّة فدعت العجوز للجلوس في مكانها.

هكذا تقتل براءتنا وتغتال فطرتنا وتتغول أنانيتنا وتتحطم القيم فينا. هذا الوالد يُعلم ابنه قاعدة: أنا وبعدي الطوفان، لتقف العجوز، لتتعب، لتذهب إلى الجحيم المهم أنني جالس مرتاح. مَثَل هذا المغفل كَمَثَل الذي كان في بيته فأتاه طارق لم يرغب في رؤيته فأرسل ابنه ليكذب عليه زاعما أن أباه ليس في البيت. هؤلاء لا يدركون حجم الخسائر التي يتسببون فيها وكمّ النفائس التي يدنسونها. هم يربون كذبة ومنافقين وأنانيين، هذه هديتهم للمجتمع ومساهمتهم في بناء الأمة.


ثم حين يُرد هذا الأحمق إلى أرذل العمر ويصير شيخا كليلا عليلا ثم لا يجد من يتبرع له بمقعد في الحافلة سيتأفف ويتذمر ويلعن المرض والطبيب والزمن الرديء والشباب الجريء الذي لا يستحي وليس له مروءة ولا نخوة ولا رحمة. ألا هذا غرسك فلتجن ما غرست، ألا هذه بضاعتك ردت إليك، فتفكر !

ليس منا من لم يرحم صغيرنا ويعرف حق كبيرنا

الأربعاء، 12 أغسطس، 2015

Snapshots


A l'ambassade d'Amérique

Une jeune tunisienne s'adresse à un jeune tunisien : bonjour, j'ai rendez-vous à 8h30 blablabla

ce jeune employé tunisien parle parfaitement l'arabe, elle l'a bien vu et entendu échanger dans le jargon tunisien avec x personnes qui sont passées devant elle, mais pour une raison qui échappe à la raison, elle juge bon de s'adresser à lui en français ! Complexe d'infériorité ? Colonisabilité des petits-fils des colonisés ? On n'est pas sorti de l'auberge ! 

Un employé américain, fait des efforts pour utiliser quelques mots en français en s'adressant à deux tunisiens qui pourtant, ont exprimé leur capacité à parler en anglais. S'il pouvait leur parler en arabe il l'aurait bien fait ! Il a déjà commencé par s'excuser de sa façon erronée de prononcer leurs noms en les appelant à l'entretien ! Un "bon voyage" engageant et un sourire bienveillant (et pas du genre fake politesse à la française) les a accompagnés.


Morale de l'histoire : quand on est fort on n'a aucun complexe à parler dans une autre langue si ça peut faciliter la vie des gens et si besoin est, mais quand on est faible et arriéré l'on veut absolument ressembler à son modèle d'Homme fort et civilisé au point de renier sa propre langue quand on parle à son propre concitoyen dans son propre pays et on lui préfére la langue de l'ex colonisateur et destructeur du pays :) 

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A l'aéroport au nom pompeux de "Tunis-Carthage", si le besoin humain vous mène aux toilettes, vous trouverez une femme de ménage qui pratique de l'aumône déguisée. La seule cabine disponible est inondée, sa propreté laisse à désirer, pourtant la dame est accroupie presque par terre, à contrôler les "visiteurs". Je l'informe de l'état déplorable de la cabine, alors elle m'annonce qu'il y a une fuite. On dirait qu'on parle d'une vulgaire cabine d'un restaurant bon marché dans un quartier populaire de la ville et non pas de l'image même du pays ! 

Enfin, la deuxième cabine est libre, en y entrant je trouve le même spectacle désolant, plein d'eau par terre et la bonne femme est là à distribuer les bonnes paroles et les sourires en espérant obtenir quelques sous. J'ai vu une femme lui en donner, j'ai pensé en faire autant, mais voyant sa nonchalance devant l'eau qui coule, voyant qu'au lieu de faire son travail qui n'est pas sorcier (passer juste la serpillière après chaque utilisation des cabines), elle préfère s'accroupir par terre comme un gros sac qui ne sert à rien .. eh bien j'ai décidé de lui rendre juste la pièce de sa monnaie : des bonnes paroles et un sourire, le sien a vite fait de s'évanouir ...

N'allez surtout pas croire que mes paroles trahissent la méchanceté et le mépris, loin de là. C'est juste que ce pays, notre pauvre pays est fatigué des gens qui ne font pas leur travail ! J'ai énormément de respect pour tous ceux qui contribuent à rendre ce gros sac de pou .. pays moins sale, plus vivable, plus respirable, mais comme dans tout métier, il y a ce genre de crétins, de paresseux qui ne méritent pas leur place, et qui font la moitié du travail et à moitié puis tendent des mains invisibles pour extirper encore de l'argent illégitime ... Un peu comme ces imbéciles qui "assurent" le contrôle de sécurité à Géant, et qui entendent le bip sonore mais ne font rien et laissent passer les gens ... enfin quand ils n'ont pas une grosse barbe ! 

Plus paresseux on meurt ! Et à cause de nous ce pays se meurt ! A quand la délivrance ?



الثلاثاء، 4 أغسطس، 2015

La faim du début




La fin ressemble tant au début, je me retrouve devant cette page blanche, j’avance puis je recule. Je viens aujourd’hui comme je suis venue le premier jour, hésitante, je me demande : qu’est-ce que je vais pouvoir bien écrire ? Pour qui ? Pourquoi ? Sauf que depuis le temps, j’ai perdu beaucoup de ma curiosité, de ma patience  et de cette chose merveilleuse qu’on appelle : "passion", qui nous pousse vers l’avant. J’ai perdu l’excitation anxieuse de l’aventure,  ces palpitations du cœur à chaque fois que je me mettais à l’écriture, j’ai perdu le charme des débuts, quand on ne sait pas encore quelle sera l’issue...

Mais ça ne fait rien, j’ai grandi avec le temps. J’ai changé, je ne suis plus un mais deux, bientôt trois si Dieu le veut. Avant je travaillais à Tunis, je faisais la navette, je galèrais, je venais vous raconter mes misères du quotidien et pleurnicher. Au fil du temps j’ai appris à écrire sans trop hésiter, cela devenait si naturel, ma plume devenait un peu plus belle, mes lecteurs plus nombreux, plus fidèles… 




Puis je me suis lassée de la Rêve-olution, de la politique, de l'actualité et de toute cette "masse" média dégoulinante d'insolence et de malhonnêteté. Puis je me suis retirée, puis je me suis souvenue que j’étais arabe (remarquez le mot "j'étais", non mais !), qu’il fut un temps où je lisais beaucoup en arabe, où j’écrivais de jolis textes en arabe, et puis j’ai essayé de renouer avec ma langue maternelle. A tel point que je ne postais plus qu’en arabe ou presque. Puis j’ai trouvé cela contradictoire d’écrire en arabe dans un blog qui s’intitule "Désenchantée" , un mot français, un corps étranger. Seulement voilà que beaucoup de temps a coulé sans que je n’écrive rien dans cet espace que j’ai voulu rebaptiser, allant même jusqu’à changer son design, ses couleurs, bref j’ai complètement défiguré la face déjà plus très nette de la "Désenchantée".

Alors finalement j’ai décidé de restaurer mon blog comme il l’était, car au final je n’allais pas y ajouter grand-chose, la vie, la paresse, le dégoût où je ne sais quel diable m’ont enlevé l’envie d’écrire, j’ai perdu ma passion … j’ai consumé les dernières gouttes de ma patience, alors autant faire honneur aux morts, respecter leur vie antérieure, j’ai commencé en tant que "Désenchantée", et c’est ainsi que j’aimerais finir l’histoire si fin .. est ! Je veux que les fidèles du blog s’y retrouvent, qu’ils retrouvent l’ambiance de jadis si jamais ils ont envie de s’attarder sur ce que j’ai écrit il y a un an, il y a cinq ans, il y a un siècle, il y a une éternité !

Tout de même il reste un sujet qui me tient à cœur et que j’aurais aimé vous en parler, l’alimentation et la santé. J’espère pouvoir vaincre ma paresse un jour et passer encore ce dernier message peut-être .. ça nous concerne tous. Sur ce, ma dernière pensée, je la livre sans retouches : j’aurais aimé continuer à écrire sur ce blog en arabe et/ou en français, car entretenir un blog, écrire des textes avec un minimum de qualité et d’intérêt, est une activité sérieuse, enrichissante, parfois épanouissante, un bon sport pour mon esprit et une thérapie pour mon cœur. Alors il y a un petit regret au final, un petit pincement du cœur, peut-être que j’ai arrêté d’écrire le jour où je me suis sentie impuissante, non écoutée, le jour où j’ai réalisé qu’on ne change pas le monde avec des textes gribouillés sur un blog que lit une poignée, que suis-je devant les géants des média mainstream ? Que puis-je contre la puissance dévastatrice de toutes ces télés pourries pilotées par « the Devil in disguise » ?

J’ai arrêté d’écrire parce que j’ai déposé les armes, je me suis lassée...

Je ne voulais pas que cette note soit triste ou mélancolique, apparemment c’est raté, bienvenue chez la "Désenchantée" :)