Mon coeur est au pays des merveilles (ép5)



Médina Arabie Saoudite le  21/03/2010 

Cette journée s'annonce prometteuse : au programme visite à quelques sites religieux notamment là où se sont déroulés les combats de Uhud entre les musulmans et les ennemis de l'Islam, il y avait aussi la Mosquée de Kouba à laquelle se rendait le prophète Mohamed SWS régulièrement chaque samedi ainsi que d'autres sites fort intéressants... Or tout cela est bien beau si l'homme n'y met pas sa graine de sel ! Car ce qui devait commencer à 8h30 du matin n'a commencé qu'une heure plutard ! C'est aussi ça les voyages en groupe, nous sommes enchainés les uns aux autres et dans la foulée nous pouvons trébucher sur des personnes qui n'ont aucune notion du temps, de la ponctualité ou du respect tout court ! 


Cette sortie était l'occasion pour moi de faire une promenade en minibus et de voir dévaler sous mes yeux les rues, les bâtiments, les décors de cette belle ville qu'est la Médina ! Enfin nous étions arrivés à destination : Uhud ! Le chef du groupe qui était imam à la mosquée de ma ville, a commencé à nous parler de ce qui est arrivé sur cette terre, une histoire que je connaissais bien ! C'est là sur cette petite colline que les musulmans ont eu droit à une dure leçon : quand on désobéit au prophète, on s'attend au pire ! Dieu ne nous fait pas de cadeau ! Car juste avant le combat Mohamed sws a ordonné à cinquante tireurs à l'arc de se tenir sur la colline et de ne jamais la quitter même s'ils voyaient leurs frères se faire massacrer, ou au contraire s'ils les voyaient gagner et collecter le butin. Le combat a commencé, les musulmans l'avaient presque gagné alors ceux qui étaient sur la colline ont voulu descendre récolter leurs parts des gains, ils étaient persuadés que la guerre est finie et qu'il n'y avait plus rien à craindre. L'un d'eux leur a rappelé l'ordre du prophète mais ils ne l'ont pas écouté ! C'est ainsi que parmi les cinquante du début seuls dix n'ont pas bougé de leurs places ! Résultat : Khaled Ibn Al Walid qui ne s'était pas encore converti et qui combattait dans le camp ennemi a saisi l'occasion et il a attaqué les musulmans par derrière !  

Soixante dix hommes ont été tués parmi les musulmans, le prophète lui-même a faillit être assassiné, il a été gravement blessé au visage, le sang ruisselait sur ses joues, les musulmans avaient perdu la bataille !  C'était une rude épreuve, une leçon très dure pour que eux aussi bien que nous comprenions qu'on ne désobéit pas de la sorte à son prophète sws ! Voyez les conséquences de la désobéissance de quarante hommes seulement ! Que dire des centaines de milliers qui enfreignent aujourd'hui jour et nuit les ordres de Dieu et du prophète ?!

Telles  étaient les pensées qui se bousculaient dans ma tête sur ce site où on pouvait apercevoir de loin la tombe du "Lion de l'islam", l'oncle du prophète sws Hamza mort lui aussi en cette noire journée de Uhud ! Soudain les cris des commerçants m'ont tiré de mes rêveries, ils étaient là debout ou assis à même le sol avec toutes sortes de marchandises bon marché ! Parmi ces commerçants beaucoup vendaient les différents types de dattes, notamment Al ajwa celle dont notre chef de groupe nous vantait les vertus révélées par le prophète sws en personne. En fait, cette Ajwa était une sorte de datte brunâtre et au goût très sucré tel les bonbons ! En manger sept tous les jours à jeun était très bénéfique pour la santé et même contre les mauvais sorts ! Tels étaient les propos de l'imam quand on a  entendu le prix de la Ajwa monter d'un cran ! L'imam avait eu l'imprudence de la vanter tout près d'un marchand qui a saisi l'occasion pour augmenter ses profits ! C'était marrant ! 

Une belle journée en somme, mais le meilleur était encore à venir...



Mama


La maitresse d'école, les yeux rouges de fureur se tourna vers la petite écolière et lui demanda : "comment peux-tu te présenter à l'école dans cet état, avec des cheveux ébouriffés et un sale tablier ? Où est ta mère ? " Mais la fillette loin d'être intimidée rétorqua avec assurance : "maman travaille, elle s'occupe de moi comme elle peut". La maitresse resta interdite pendant un moment puis comme inspirée, elle se tourna vers ma sœur  jumelle et moi et nous demanda : "Et vous ? Est-ce que votre mère travaille ? " Elle n'attendait pas de réponse en fait, elle savait très bien que ma mère travaille comme professeur dans le lycée le plus prestigieux de la ville. Mais il fallait quand même lui répondre ce que nous fîmes en chœur : "Oui !". Et là, la maitresse lança à l'autre fille un regard triomphal et s'écria : "Tu vois ? Leur mère travaille et pourtant regarde comme elles sont soignées, comme elles sont bien coiffées, parfumées, admirez leurs tabliers éclatant de propreté ! Leur mère devrait se lever tôt pour les préparer ainsi et les envoyer à l'école telles deux fleurs florissantes !" La maitresse se tourna enfin vers nous et nous dit la phrase qui restera à jamais gravée dans ma mémoire et que je répèterais un jour à mes petits enfants : "Votre mère est une mère exemplaire ! Votre mère mérite un prix présidentiel !" Pauvre maitresse, elle était hors d'haleine, elle nous enseignait le français (nous étions en troisième année primaire) mais elle a dit ceci en arabe ! Ma sœur et moi étions à la fois étonnées et contentes, enfin quelque chose d'intéressant à raconter à la rentrée de l'école ! Ma mère va en être fière !

Ma mère ! Ceci est une petite introduction pour parler de toi ! Tâche ô combien difficile ! Ceci va être le texte le plus dur que j'aurais jamais à écrire ! Oser te décrire ? Je ne saurais prétendre y parvenir, il me faudrait pour cela écrire et écrire ! Mère par où commencer ? Par le jour où le médecin t'as appris que tu attendais non pas un mais deux bébés ? je te vois marcher le cœur battant à un mois de l'accouchement,  savoir que tu portais en toi deux enfants cela n'avait pas dû être facile,  ça a dû même  être terrorisant !  Puis vint le moment fatidique où ton corps allait se libérer de son fardeau, ma sœur est venue au monde, puis moi avec  avec vingt  minutes d'écart interminables ! Que dire  ensuite des nuits blanches  que tu as passé à nous dorloter à nous chouchouter, à parcourir des dizaines de fois la véranda sans que nous daignons dormir et te libérer de ton martyr ! Je ne saurais décrire toutes les tâches que tu as faites pour nous tous, tout le mal que tu t'es donné pour concilier entre ton rôle au lycée et celui au foyer, combien tu as sacrifié de ta force, de ta jeunesse, de ta santé pour que jamais mes sœurs et moi nous ne manquions de quoi que ce soit, au lycée tu t'acquittais de ta tâche à merveille, à la maison tu te privais de tant de choses pour nous ! Jamais tu ne nous as laissées sentir le poids de ton absence, jamais tu ne nous as négligées au profit de ton travail, quitte à aller sans déjeuner, quitte à passer des jours entiers sans fermer l'œil, sans te reposer ! Que dire mère ? Tu es exceptionnelle, aujourd'hui j'ai 27 ans et tu continues à me choyer comme si je n'avais que 7 ans, chaque soir tu viens me chercher à la rentrée du boulot, puis tu me prépares mon diner sur un plateau, enfin tu me prépares le déjeuner du lendemain avec tout l'amour qui est tien ! Et quand j'essaie de te délivrer de l'une de ces corvées tu te fâches, tu tiens à me faire plaisir, me servir est un plaisir pour toi ! Mère tu es vraiment exceptionnelle, durant mes longues années d'études tu étais toujours avec moi, les distances nous séparaient mais chaque jour j'avais droit à tes plats délicieux ! Ton zèle n'a pas de limites, ta générosité n'a pas de frontières, tu nous as comblés par ton dévouement aveugle, ton affection, l'amour par le geste ! Car c'est ce que je retiens de toi au final : l'amour par les faits, par les gestes, tu nous as tellement aimés que tu t'es sacrifiée sans jamais compter ! Il parait que c'est le propre de la mère, mais ma modeste expérience ici bas m'a montré que toutes les mères ne sont pas comme toi ! Ma maitresse avait raison : tu es une mère exemplaire, un exemple de fidélité, d'abnégation, d'attention, d'amour inconditionnel !


Mère grâce à toi j'ai réussi mes études, grâce à toi j'ai aimé la  lecture et les livres, grâce à ta patience j'ai acquis des bases solides qui m'ont sauvé lors des moments de solitude, quand ma paresse m'isolait du monde, les bases que tu m'as inculquées sont là pour me soulever ! C'est pourquoi je n'ai connu que le succès, j'ai hérité de ton intelligence mais pas de ton esprit laborieux, je suis une "oblomovic" comme tu me le dis parfois ! Bref le fait est là : pour moi tu es l'être le plus cher au monde ! Je te l'ai déjà dit et je te le répète en ce jour où tu es devenue soixantenaire ! Puisse Dieu te garder pour moi, pour mes sœurs et mon père, pour tous ceux qui t'aiment, qui te chérissent, qui veulent faire de toi leur bonheur ! Que Dieu te garde pour tes petits enfants , qu'ils puissent profiter de ta sagesse et de ton affection ! Maman tu as beaucoup souffert tout au long de ta vie, tu as vécu intensément, toujours en mode action, tu étais une élève studieuse laborieuse acharnée intelligente, tu as été une fille tellement fidèle à ses parents, puis une femme tellement dévouée pour sa famille et enfin une enseignante qui a gravé son nom en lettres d'or dans un lycée où tout le monde te respecte ! Partout où tu vas on t'accueille à bras ouverts, tu as laissé une empreinte sur des milliers de personnes, de génération en génération, 36 ans de service, une ancienne combattante comme tu aimes bien le dire, mais surtout une mère avec tout ce que le mot a de sens ! Maman aujourd'hui tu es fatiguée,  tu te sens usée, mais laisse moi te féliciter pour l'excellent parcours que tu as fait : tu as réussi ta mission à merveille, regarde le fruit de tes sacrifices nous avons toutes réussi nos vies et ce grâce à toi et à mon père ! Maman sois fière !


Maman je t'aime, je t'adore, je m'excuse pour cet essai si médiocre, la barre est trop haute je suis submergée par l'infinité ta bonté et je ne saurais te décrire à juste titre ! Alors je dirais simplement que Dieu te bénisse, que Dieu te garde pour nous tous en bonne santé, toujours avec le sourire radieux et les yeux pleins de bonté ! Tu as toujours été jeune, on ne t'as jamais donné ton âge et aujourd'hui plus que jamais tu incarnes la force et la vigueur ! Maman de tout mon cœur je te souhaite le bonheur, que ton chemin soit parsemé de fleurs, que tu nages dans la joie et la bonne humeur ! Maman mon amie et ma sœur, tu es ce qui m'est arrivé de meilleur !

La Chose

Quand j'ai lu Harry Potter (que je vous conseille vivement au passage), on parlait du méchant sorcier Lord Voldemort en disant "Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom", les gens avaient tellement peur de lui qu'ils n'osaient même pas le désigner  par son nom. Moi aussi j'ai un nom que je ne peux plus prononcer, non par peur mais par dégoût et par fierté. Je parle d'Israel, (IsraHell pour les intimes), ceci est l'unique fois où je mentionnerai son nom dans cet article. Dorénavant je préfère dire : "Celui-Dont-On-Ne-Supporte-Plus-Prononcer-Le-Nom", mais vu que la formule est un peu longue je pencherai vers un terme beaucoup plus simple : j'hésite entre "La Chose" ou bien "La Bête". Mais enfin par respect à toutes les bêtes à l'écoute je vais user du terme "La Chose"  pour désigner ce.., cette.. euh voyons comment pourrais-je la décrire, un État voyou ? Non c'est trop "civilisé" comme terme, ce serait même une insulte pour La Chose après tout ce qu'elle a fait, après tout ce qu'elle a accompli comme exploits en termes de crimes contre l'humanité, de non respect de la vie humaine, des droits de l'homme, du droit à la vie surtout ! Non ce serait malhonnête de ma part ! 

Bon après mûres réflexions je crois qu'il n'existe pas de terme dans la langue française ou dans toute autre langue pour désigner, décrire ou même approcher cette chose qu'est La Chose. Alors en attendant que ce terme soit inventé, je vais me contenter de dire à quel point je hais cette Chose et je la méprise. J'ai tellement pitié d'elle, une pitié dédaigneuse et non charitable, car après ce qu'elle a fait dernièrement je la sens toute tremblante, hésitante, haletante et surtout folle!  Oui elle incarne la folie, elle se croit supérieure aux autres, elle contrôle le monde, elle fait ce qu'elle veut de qui elle veut, elle tue des gens, elle massacre des enfants, des nourrissons, expulse des milliers de leurs maisons, chasse des centaines de leurs terres, fait des essais sur une population entière, un laboratoire géant nommé Gaza, qu'elle condamne si injustement et de surcroît quand une flottille chargée d'aides humanitaires, de gens de tous les coins de la Terre ,venus pour relever le défi, pour pincer "La Chose" dans son orgueil de bête féroce, pour lui dire NON à la gueule, pour amener un peu d'espoir à un peuple que le monde a oublié, prisonnier de La Chose et de ses lâches alliés, face à tout cela, La Chose n'hésite pas à mettre sa patte dégueulasse sur le rêve pro-palestinien en massacrant, tuant, blessant, emprisonnant ces humains humanistes et humanitaires venus avec un message signé humainement votre ! 

Là franchement je la sens comme affolée plus que jamais, elle a tellement peur qu'elle ne sait plus quoi faire ! Elle a tellement menti que les gens ne la croient plus, elle s'est  brûlée dans le feu même qu'elle a allumé. Maintenant tout le monde s'est réveillé de son long sommeil, le siège imposé à Gaza depuis 2007 est désormais en haut de l'affiche ! Grâce à cette folle opération de piratage inédit,  Gaza est à la une de l'actualité, beaucoup de gens ont pris conscience de la cruelle réalité que vit les gazaouis et ils appellent au lever du blocus, même les plus grands traitres ont finit par céder, par montrer quelques signes d'humanité. Cela me rappelle les caricatures sur le Prophète Mohammed sws grâce auxquelles des milliers d'occidentaux se sont convertis à l'islam parce qu'ils se sont dit : mais qui est ce Mohammed ? quelle est son histoire ? Pourquoi le monde musulman s'est levé à cause de ces dessins ? Et ainsi ils ont découvert, aimé et embrassé l'islam ! Alors merci Monsieur Caricature pour l'énorme service que tu nous a rendus ! De même, merci à "La Chose" d'être aussi bête, aussi sauvage, aussi folle,  aussi "chose" à la fin ! loooool oui je te ris  à la gueule et je me moque de toi, tu es vraiment pathétique, tu as atteint, voire dépassé les seuils de la décadence morale et physique  et je suis ravie de te voir prisonnière de ta propre folie, continue de t'enliser comme ça dans les dunes de ta bêtise infinie!  Ta fin est proche ma chérie, j'en suis ravie ! La route est encore longue devant nous,  elle sera parsemée d'obstacles de partout, mais l'ultime victoire revient à NOUS !